Les modèles Lily

Françoise, la retraitée sereine

La retraite, c’est comme les grandes vacances, le souci de la reprise du travail en moins !  

Françoise nous a invités chez elle et s’est prêtée au jeu de l’interview Lily. À 74 ans, elle vit seule à Vincennes, dans un appartement payé grâce à une carrière entière au sein d’une multinationale en tant qu’administrative dans les agences commerciales : « Une fois les contrats vendus, je me chargeais de la mise en oeuvre opérationnelle » explique-t-elle. 

Vous n’êtes pas mariée, vous n’avez pas d’enfants… Vous ne vous sentez pas trop seule depuis que vous êtes à la retraite ?

La première année de la retraite, au retour des vacances d’été, ça m’a fait bizarre de ne pas retourner au travail. J’avais le sentiment de ne plus servir à rien.

Mais ça a été de courte durée. Ce n’est pas parce qu’on ne voit plus ses collègues qu’on est seul, n’est-ce pas ? Pour ma part, j’avais mes frère et soeurs, leurs enfants, des amies, avec qui profiter des expos et des cinés. Et puis je me suis consacrée à de nouveaux loisirs : la généalogie d’abord, la gastronomie ensuite. J’ai aussi intégré le groupe des retraités de mon entreprise, avec lesquels je fais pas mal de sorties et de voyages. En septembre prochain, nous partons ensemble 5 jours découvrir la région charentaise.

Et la santé, comment ça va ?

Ça va ! J’ai quelques douleurs liées à l’arthrose dans le cou et les lombaires, mais pas de problèmes de santé graves ou invalidants. Je ne me plains pas, et j’en profite. J’ai la chance de vivre en ville : je n’ai pas besoin de voiture pour me déplacer dans les commerces de proximité.

Je soigne mon hygiène de vie : un peu de sport chaque jour (je marche beaucoup), je mange sainement et équilibré, et je ménage mon esprit en passant du temps avec mes amis.

Alors comment appréhendez-vous l’avenir ?

Avec sérénité et lucidité. Je vis seule, mais je suis très proche de ma nièce. Elle m’aidera sans aucun doute lorsque j’aurai du mal à me débrouiller seule. Et puis j’imagine que je serai placée dans une maison de retraite. Je ne lésinerai pas sur le choix de l’établissement : je vendrai mon appartement pour payer l’institution si besoin. Une chose est sûre, je m’assurerai de me sentir chez moi dans mon nouveau lieu de vie.